|
|
 |
| Les vins d'Alsace à la conquête de Paris |
| L'Alsace du 14/09/2004 |
 |
Plus de 500 prescripteurs ont pu découvrir, au Pré Catelan à Paris, les charmes de cinquante vins d'Alsace associés aux cuisines de quatre chefs non régionaux.
Photo : (à droite) la nîmoise Flora Mikula, chef du restaurant Flora. |
Photo : JC Cornetto
|
De la brandade de morue au chorizo accompagnée d'un pinot gris, un tajine de poulet aux figues arrosé d'un gewurztraminer, ou encore un carpaccio de veau crème légère de foie de morue à déguster avec un riesling ou un sylvaner… Autant de rencontres improbables facilitées par le Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace (Civa), hier lors d'une grande journée de promotion à Paris. Une journée pour battre en brèche les a priori culinaires et convaincre cavistes, restaurateurs, sommeliers et journalistes de la pertinence de boire un vin d'Alsace avec toute sorte de cuisines. « Il y a aujourd'hui un objectif gastronomique, reconnaît Richard Kannemacher, le responsable marketing du Civa, qui depuis sept ans s'est lancé dans ce type d'opération parisienne. Il s'agit de marier nos vins avec un grand éventail de cuisines. Des chefs viennent avec leur univers et placent nos vins sur leurs plats. » Cette année, quatre maestros des fourneaux ont relevé le défi. « Des valeurs établies et des gens qui montent, de futurs étoilés » : Yannick Alleno, chef de l'Hôtel Meurice, deux étoiles au Guide rouge, côtoie ainsi la Nîmoise Flora Mikula, qui a fait de son adresse avenue Georges V, une ambassade méditerranéenne. Yves Camdeborde, et ses entrées froides, partage la carte avec les délices marocains de Fatéma Hal. Un fromager et un boulanger parisiens, tous deux parmi les meilleurs ouvriers de France, complètent ce plateau de choix. À côté de leurs appétissants buffets, cinquante breuvages sélectionnés par le Civa, souvent accompagnés de leurs « géniteurs », attendent les quelque 500 prescripteurs et journalistes qui, tout au long de l'après-midi ont défilé dans les salons du Pré Catelan. « L'idée est très intéressante, elle permet en prime de se faire connaître », avouent de concert Samuel Kessler de chez Jean-Baptiste Adam (Ammerschwihr) et Hubert Hausherr (Eguisheim). « C'est avant tout une opération collective qui permet tout de même à chacun d'avoir une visibilité individuelle, résume Richard Kannemacher. Il est difficile de chiffrer les retours de cette journée car on vend surtout des occasions de contacts, des expériences nouvelles. Mais, on s'aperçoit par exemple, au fil de l'année, que certaines de nos associations sont reprises par des magazines culinaires. » Et les vins d'Alsace conquièrent ainsi les esprits.
Jean-Christophe Cornetto
|
|
|
|
 |
 |
 |
 |
| |
Annuaire des vignerons indépendants d'Alsace
inventez votre route des vins...
la suite |
|
|
 |
|